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Mercredi, 11.06.2025 — 19:00
neimënster, 28 rue Münster, Luxembourg-Grund
Lecture et entretien
« Abracadabra » ou l’art d’écrire des « romans sans fiction »
Une rencontre avec Patrick Deville
Modération : Jean Portante
Tickets : 10 € | 5 € (< 26 ans) | 1,50 € (Kulturpass) Cliquez ici
Par téléphone : +352 26 20 52 444

Patrick Deville, le plus nomade des écrivains contemporains, a sillonné terres et mers, d’est en ouest et d’ouest en est, non pour le seul plaisir de voyager, mais, pour, remontant le temps, raconter, sur les traces d’autres écrivains qui l’ont fait avant lui, autrement, « l’histoire en accéléré » du monde, « de 1860 à nos jours ». Les grands bouleversements bien entendu, politiques, artistiques, scientifiques, économiques, mais aussi l’histoire faite de petites histoires qui, mises bout à bout, dessinent la grande fresque de l’aventure humaine. Tout cela, voilà plus de vingt ans qu’il le met noir sur blanc dans ce qu’il appelle des « romans sans fiction ». Il en a fait le projet de sa vie, baptisé Abracadabra, douze livres dont les neufs premiers sont déjà publiés. Ils nous emmènent en Amérique centrale, au Mexique, en Amazonie, au Cambodge, en Afrique en Inde et ailleurs. Huit voyages donc et un retour, parce que le neuvième livre, Saint-Nazaire un roman sans fiction, rédigé en grande partie à bord du paquebot Le Solstice, marque une pause, le temps de souffler, et de poser ses valises dans la ville qui lui est la plus chère, à savoir Saint-Nazaire. Avec son port, symbole d’arrivées certes, mais surtout de départs.


Arpenteur infatigable de la planète et esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Il a publié une quinzaine de romans, traduits dans de nombreuses langues. En 2012, il est récompensé par le prix Femina pour sa formidable évocation d'Alexandre Yersin, Peste & Choléra.

Jean Portante est né en 1950 à Differdange (Luxembourg), de parents italiens. Il vit à Paris. Son œuvre, riche d’une quarantaine de livres – poésie, romans, essais, pièces de théâtre – est largement traduite et a été publiée dans vingt-cinq pays.


Commentaires de presse
Lire Patrick Deville, c’est comme s’asseoir dans un fauteuil club pour accomplir un voyage à la fois très attendu et très surprenant, mené de main de maître. L’auteur s’acquitte avec une puissante majesté toute flaubertienne des temps du passé
(« De hauts vaisseaux bariolés couraient sur les mers »), qu’il tresse avec le présent de l’indicatif, voire le futur simple, histoire de nous harponner.
Antoine Perraud, La Croix | sur le roman Fenua
On est sous le charme de cet essai qui se lit comme un roman tant les personnages sont inspirants. Vous y croiserez l'empereur déchu Hàm Nghi mais aussi Melville, Loti, Gauguin et Brel. Une perle.
Femme Actuelle | sur le roman Fenua
Organisation : Institut Pierre Werner
Soutien : Ambassade de France au Luxembourg, neimënster